Poinçon

En typographie, imprimerie respectant les traditions à caractères mobiles, le poinçon est une pièce de métal dur sur laquelle est ciselée la forme du caractère.



Catégories :

Imprimerie - Typographie

Définitions :

  • outil en acier trempé avec lequel on grave, en relief, les matrices des caractères d'imprimerie, aussi nommées poinçons (source : ac-nancy-metz)
  • Ce sont des morceaux d'acier, gravés en relief, utilisés pour former les matrices des timbres. (source : marcophilie)
Jeu de poinçons de chiffres (le 6 sert aussi pour le 9)

En typographie, imprimerie respectant les traditions à caractères mobiles (celle de Gutenberg), le poinçon est une pièce de métal dur (en général, de l'acier trempé) sur laquelle est ciselée la forme du caractère (vue de face, la forme du caractère est inversée, comme le sera le caractère définitif). Ce poinçon est ensuite frappé dans une pièce de cuivre (métal plus mou) qui reçoit par conséquent ce caractère en creux (vue de face, la forme de la lettre est dans le sens de lecture «normal»). Cette pièce de cuivre (dite matrice) est ensuite ajustée puis utilisée pour fermer le moule dans lequel on vient couler l'alliage de plomb, antimoine et étain qui va produire le caractère mobile en grande quantité. Ces caractères mobiles sont ensuite assemblés dans des blocs qui sont enduits de l'encre qui est ensuite transmise à la feuille dans une presse typographique.

Les poinçons, gravés dans un métal particulièrement dur et par conséquent, a priori, presque incorruptible, représentent l'essence même du caractère typographique. C'est à partir d'eux qu'on peut fabriquer en série les caractères mobiles. Donc ils ont une grande valeur. L'histoire a retenu des cas célèbres où la possession de poinçons a fait l'objet de tractations et de marchés, comme par exemple les poinçons de Baskerville, convoités par l'impératrice Catherine de Russie, qui furent acquiss et ramenés en France par Beaumarchais pour une édition prestigieuse des œuvres de Voltaire[1]. Les poinçons passèrent ensuite aux mains des Didot, puis à la fonderie Deberny et Peignot, enfin, lors du démantèlement de l'entreprise, Charles Peignot les restitua à la Cambridge University Press en Angleterre.

Contrepoinçons

On utilisait aussi des contrepoinçons, pour creuser dans le poinçon lui-même des marques complexes à réaliser et devant être répétées comme une copie conforme, comme les blancs intérieurs des lettres fermées p et d, ou b et q, ou les vides entre les jambages, etc. Par extension ces espaces eux-mêmes sont quelquefois nommés «contrepoinçons»[2].

Notes

  1. [1]
  2. Pierre-Simon Apportéer, Manuel typographique, 1764 [2]

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